Nouveau vaccin contre le zona : ce qu'il faut savoir avant de se faire vacciner
En France, environ un adulte sur trois développera un zona au cours de sa vie. Cette infection virale, souvent bénigne chez le sujet jeune, peut provoquer des douleurs nerveuses persistantes chez les personnes âgées ou immunodéprimées. Un nouveau vaccin, désormais recommandé par les autorités sanitaires, élargit l'arsenal disponible contre cette maladie.
Un vaccin recombinant pour les personnes à risque
Le nouveau vaccin, de type recombinant, se distingue de l'ancien vaccin vivant atténué. Il contient une protéine virale purifiée, associée à un adjuvant qui renforce la réponse immunitaire. Cette conception le rend utilisable chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli, une population pour laquelle le vaccin vivant était contre-indiqué.
La recommandation vise en priorité les adultes de 65 ans et plus, ainsi que les adultes de 18 ans et plus présentant un risque élevé de zona. Ce risque concerne notamment les patients traités par chimiothérapie, les greffés d'organe ou de moelle osseuse, et les personnes vivant avec une infection par le VIH. Le schéma vaccinal comporte deux doses, administrées à deux mois d'intervalle.
Les essais cliniques montrent une efficacité élevée dans la prévention du zona et de ses complications, en particulier la névralgie post-herpétique. Cette douleur chronique, qui peut persister plusieurs mois après la disparition de l'éruption cutanée, constitue la complication la plus redoutée.
Les conditions pratiques de la vaccination
La vaccination est réalisée par injection intramusculaire, généralement dans le muscle deltoïde. Les effets secondaires les plus fréquents sont locaux : rougeur, gonflement ou douleur au point d'injection. Des symptômes généraux comme une fatigue passagère, des maux de tête ou une fièvre modérée peuvent survenir dans les jours suivant l'injection. Ces réactions disparaissent spontanément en deux à trois jours.
Le vaccin est disponible en pharmacie sur prescription médicale. La prise en charge par l'assurance maladie s'effectue dans le cadre des recommandations officielles, avec un taux de remboursement de 65 % pour les personnes éligibles. Les mutuelles complémentaires peuvent prendre en charge le reste à charge, selon les contrats. À consulter également : conseilenreferencement.net.
Il est conseillé de ne pas se faire vacciner pendant un épisode aigu de zona. La vaccination peut être réalisée après guérison complète de l'éruption. Chez les personnes ayant déjà eu un zona, la vaccination reste utile pour prévenir une récidive, bien que le risque de récidive soit plus faible que le risque de primo-infection.
Les limites à connaître avant la décision
Le vaccin ne protège pas contre l'herpès labial, causé par un virus de la même famille mais distinct. Son efficacité diminue avec l'âge : elle reste élevée chez les 50-69 ans, mais s'avère plus modérée au-delà de 80 ans. La durée de protection est estimée à au moins quatre ans après la deuxième dose, mais des données à plus long terme manquent encore.
Le coût du vaccin, non négligeable, peut constituer un frein pour certaines personnes non couvertes par une complémentaire santé. Une consultation médicale préalable est obligatoire pour obtenir la prescription, ce qui ajoute un délai supplémentaire. Les personnes ayant présenté une réaction allergique sévère à l'un des composants du vaccin ne doivent pas le recevoir.
Enfin, la vaccination ne dispense pas des mesures de prévention habituelles. Le zona se transmet par contact direct avec les lésions cutanées d'une personne infectée. Une personne vaccinée peut théoriquement développer une forme atténuée de la maladie et rester contagieuse, même si ce cas demeure rare. Les femmes enceintes doivent attendre la fin de la grossesse pour se faire vacciner, par précaution, faute de données suffisantes sur cette population.